SIDA, IST… des lettres qui font mal !


Chlamydia, Gonorrhée, Syphilis… ça te dit quelque chose ? Les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) sont des maladies qui se transmettent principalement lors de rapports sexuels non protégés et qui peuvent passer inaperçues pendant un moment. La plus connue étant le SIDA (VIH), c’est sur celle-ci que nous allons nous pencher plus particulièrement. 

“C’est quoi au juste le SIDA ?”

Le SIDA (Syndrome de l’ImmunoDéficience Acquise) c’est l’ensemble des signes qui apparaissent au stade le plus avancé de l’infection causée par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Le VIH s’attaque au système immunitaire, c’est-à-dire au système de défense de notre organisme contre les microbes, les bactéries, etc. D’abord, la personne infectée est dite séropositive lorsqu’elle a été en contact avec le virus. A ce stade, elle est porteuse de la maladie mais n’en présente pas forcément de symptômes. Ensuite, comme son organisme est affaibli par le virus, elle peut contracter diverses maladies et, sans soins, elle peut en mourir.

Heureusement, des traitements très efficaces (mais contraignants !) permettent aujourd’hui de vivre normalement malgré le VIH. La présence du virus devient même indétectable dans l’organisme, on n’est plus contagieux ! Et heureusement car selon le rapport de l’Institut Scientifique de Santé publique, 665 nouveaux cas de VIH ont été diagnostiqués en 2023 en Belgique.

“Comment se transmet le SIDA ?”

Il existe 3 modes de transmission du SIDA :

  • Transmission par voies sexuelles : à haut risque, lors de rapports sexuels sans préservatif. Dans notre pays, c’est le vecteur principal du virus.

  • Transmission par le sang : lors du partage de seringues ou autre matériel (garrot, coton…) pour injection par voie intraveineuse ou de sang contaminé sur une peau blessée (coupure, piqûre).

  • Transmission pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement : une mère séropositive peut contaminer son enfant mais un traitement médical précoce permet de réduire fortement ce risque.

“Quels sont les moyens de m’en protéger ?”

Seul le préservatif (bien utilisé) protège les partenaires lors des rapports sexuels. Ça veut dire que ni la pilule contraceptive, ni le stérilet et ni aucun autre moyen contraceptif ne protège du SIDA et des IST.

Il existe 2 sortes de préservatifs :

  • Le préservatif “féminin” interne que l’on trouve en pharmacie : il est peu utilisé chez nous mais présente pourtant l’avantage de rendre la femme indépendante.

“Le SIDA, c’est une IST comme les autres ?”

Les IST sont des maladies contagieuses qui se propagent essentiellement par voies sexuelles. Le SIDA est donc une IST parmi d’autres. Parmi les plus répandues on peut nommer la syphillis, la blennoragie, le chlamydia, l’herpès, le virus qui provoque le cancer du col de l’utérus. Certaines de ces maladies se transmettent aussi par des caresses sexuelles (herpès, HPV…), par le baiser (hépatite B), par le contact de la peau via des lésions (syphillis) ou encore lors d’une grossesse de la mère à l’enfant (chlamydia). Dès qu’une personne est infectée, elle devient contaminante, même s’il n’y pas forcément de symptômes apparents.

“Moi, je ne me sens pas concerné, je ne couche pas avec des personnes que je ne connais pas !”

Une personne infectée ne présente pas forcément de signes et peut ignorer son infection : peu importe l’orientation sexuelle, la couleur de peau, la nationalité, l’âge… il peut suffire d’un seul rapport sexuel pour qu’il y ait contamination ! Tout le monde est concerné par la prévention.

“Donc, on peut transmettre une maladie sans le savoir !”

Les IST peuvent se guérir facilement lorsqu’elles sont dépistées à temps, d’où l’importance d’un suivi médical et gynécologique régulier (1x/an). Aujourd’hui par contre, on peut aider le malade séropositif à résister aux agressions des maladies durant de longues années grâce à des traitements à base de médicaments antirétroviraux.

“Comment faire si ça ne se voit pas ?”

Certaines IST peuvent présenter des symptômes visibles (rougeurs, démangeaisons, sensation de brûlure en urinant…), d’autres pas. Quand tu débutes une relation et tant que tu n’es pas assuré que la relation est sans risque (par un test de dépistage), il faut absolument utiliser un préservatif et oser en parler. Sans fausse pudeur, en se respectant et en respectant l’autre.
Rappelle-toi que les modes de transmission sont très bien identifiés et pour revenir au VIH, en dehors des échanges très intimes, les personnes séropositives ne représentent pas de risque. Il ne faut pas éviter les personnes en elles-mêmes, elles ont besoin d’attention et de réconfort comme tout le monde.

“J’ai contracté une IST, comment prévenir mes partenaires ?”

Si tu te sens à l’aise, tu peux directement les contacter pour les prévenir. Mais ce n’est pas toujours facile d’en parler alors tu peux aussi les contacter par sms de manière confidentielle.

Tu as reçu un SMS DEPISTAGE ? Tu peux alors demander à faire un test de dépistage.

“J’ai entendu parler des auto-tests VIH, ça consiste en quoi ?”

En effet, les pharmacies proposent maintenant des tests VIH à réaliser soi-même. Moyennant une trentaine d’euros et sans ordonnance, tu pourras te procurer un kit afin de dépister une infection au VIH (anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2). Attention, le dépistage ne sera efficace qu’au moins 3 mois après la dernière relation non protégée (ou une autre prise de risque). Grâce à une goutte de sang prélevée au bout du doigt, tu auras les résultats en quelques minutes. Si tu as des questions, n’hésite pas à consulter ton pharmacien ou ton médecin traitant qui pourra te renseigner sur son déroulement. Si tu n’es pas à l’aise pour le faire toi-même, rends-toi chez ton médecin ou dans le planning familial le plus proche.