Les relations amoureuses, c’est pas toujours simple. On se prend la tête, on se quitte, on se remet ensemble… Bref, c’est parfois un vrai rollercoaster ! Mais faut faire gaffe : certaines disputes peuvent aller trop loin et devenir violentes. Et malheureusement la violence c’est pas seulement les coups. Elle peut aussi être verbale ou mentale, comme quand quelqu’un te rabaisse, te fait culpabiliser ou te manipule.
Pour éviter de tomber dans ce genre de relation toxique, c’est super important d’apprendre à repérer les signes et à comprendre quand ça commence à déraper. Parce que souvent, la violence s’installe petit à petit, sans qu’on s’en rende compte.

“Quand parle-t-on de “violence” ?”
Soralia rappelle que “𝐄𝐧 𝐁𝐞𝐥𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝’𝟏 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝟑 𝐚 𝐬𝐮𝐛𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭/𝐨𝐮 𝐬𝐞𝐱𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐥’â𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝟏 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝟒 𝐚 𝐬𝐮𝐛𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭/𝐨𝐮 𝐬𝐞𝐱𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐨𝐮 𝐞𝐱-𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞.” Ce qui veut dire que cela peut arriver dans tous les types de relations, y compris chez les adolescents. Mais la violence dans un couple, ce n’est jamais normal, quel que soit l’âge. Il est important de savoir ce que c’est, comment la reconnaître et quoi faire si toi ou quelqu’un que tu connais en est victime.
Pour rappel, la violence n’est pas que physique, elle peut également être psychologique, verbale, économique, sexuelle.
“S’il est jaloux, c’est une preuve de son amour !”
Beaucoup de gens croient que la jalousie est une preuve d’amour et que c’est normal d’être jaloux. Mais en réalité, la jalousie c’est une forme de violence psychologique, et parfois, ça peut même mener à de la violence physique. De même que penser que l’on peut arriver à changer son/sa partenaire avec beaucoup d’amour relève de la pure utopie (projet imaginaire, impossible).
“De toute façon, c’est toujours les garçons qui sont violents !”
Contrairement à ce que l’on croit, les filles aussi ont recours à la violence. Généralement, il s’agit d’actes de déni et de manipulation : cesser de parler, faire culpabiliser l’autre, faire du chantage, etc. Cependant, on constate que les filles sont très majoritairement victimes en ce qui concerne les violences physiques.
“Je suis victime de violence”
Le maître-mot est “parler”. Si ton/ta partenaire est violent(e) avec toi, ne reste pas seul(e) et surtout, ne te sens pas coupable ou honteux(se) ! La violence ne disparaît jamais toute seule. Au contraire, elle a souvent tendance à s’aggraver avec le temps. On peut vite se retrouver pris(e) dans un cercle vicieux : même s’il y a des bons moments où on pense que tout va s’arranger, la violence finit presque toujours par revenir.
Tu n’es pas seul(e) ! Des gens peuvent t’écouter et t’aider. Il peut s’agir d’une personne de ton entourage en qui tu as confiance mais aussi de professionnels que tu peux rencontrer au sein de ton école, d’un planning familial ou d’une association.
“Je pense être violent(e) envers mon/ma partenaire…”
Reconnaître que l’on a un comportement violent, c’est déjà un premier pas vers la solution. Ensuite, il faut avoir la volonté de modifier son comportement. Cette démarche n’est pas toujours facile à mettre en place mais tu peux te faire aider par des personnes qui sont là pour t’écouter, t’orienter et te conseiller.
“Je suis témoin de violences”
Si tu es dans cette position délicate de témoin, tu dois agir : soutenir, écouter et accompagner la victime sans la juger et faire part de ton désaccord avec la façon d’agir de l’auteur, lui faire comprendre que la violence n’est pas un mode de communication et qu’elle n’est, en aucun cas, excusable !
“La violence conjugale, c’est quoi ?” Réponse avec les JRI et le Planning familial La Bulle dans cette vidéo réalisée en 2019.
Adresses utiles :
● Le numéro gratuit et anonyme 0800/30.030 est accessible 24h/24, 7j/7. C’est un service d’écoute spécialisé dans les violences conjugales.
Le site Ecouteviolencesconjugales.be permet de trouver des infos utiles.
● Le 107 télé-accueil : Ligne téléphonique gratuite pour parler à des professionnels anonymement 7j/7, 24h/24.
Le 103 écoute-enfant (si tu es mineur) : Ligne téléphonique gratuite pour parler à des professionnels anonymement 7j/7 de 10h à minuit.
● SOS viol : Victime de violences sexuelles ? Tu peux en parler au 0800/98 100 (numéro vert).
● Maintenant j’en parle : pour chatter anonymement avec un intervenant spécialisé :
Lundi de 18h00 à 21h
Mardi de 18h00 à 21h00
Mercredi de 18h00 à 21h00
Jeudi de 18h00 à 21h00
Vendredi de 18h00 à 21h00
● Solidarité femmes et refuge pour femmes battues ASBL
43 A rue de l’Olive 7100 La Louvière
064/21.33.03 (24h/24)
Service ambulatoire :
064/21.43.33
Du lundi au vendredi de 9h à 17h
● Brise le silence asbl – Mons
0488/800.626
Du lundi au vendredi de 9h à 12h
Site web
● Centre de Prise en Charge des Violences Sexuelles de Charleroi
Chaussée de Bruxelles 100 6042 Lodelinsart (Charleroi)
Ouvert 24h/24, 7 jours sur 7
071/92.41.00
Site web
● Centre de Planning Familial « La Famille Heureuse – Claire Houtain »
124 rue Arthur Warocqué (1er étage) 7100 La Louvière
064/26.21.62
0474/73.70.34 (également sur Whatsapp)
Horaire accueil et consultations
Site web
● La Bulle Centre de Planning Familial
10 rue du Marché 7100 La Louvière
064/21.14.46
Horaire accueil et consultations
Site web
● Le Centre de planning de familial des FPS de La Louvière
40 Avenue Max Buset 7100 La Louvière
064/22.88.40
Horaire accueil
Site web
● Asbl Praxis La Louvière (pour les auteur(e)s de violence conjugale)
Rue Emile Tumelaire, 67 6000 Charleroi
Du lundi au vendredi de 9h à 17h
071/49.84.79
Site web
● Conseil consultatif louviérois pour l’égalité entre femmes et hommes – A pour objectifs principaux de sensibiliser le public aux inégalités encore existantes et de lutter contre les violences faites aux femmes – 064/88.52.73
En savoir plus :
● Stop suicide – Les autres – BD “Personne n’a le droit de faire ça“
● Libre ensemble – “Quand la violence touche de très jeunes couples“
● Sites sur la violence conjugales : Huitcouples.be
● Paroles d’ados – Aimer sans violence
● Le violentomètre (pdf) : Où te situes-tu ?
● Sofelia – Dossier “violences conjugales“
● Portail “Stop violences femmes” : des chiffres, des formations, des solutions
