SIDA, IST… des lettres qui font mal !


Les IST (infections sexuellement transmissibles) sont des infections qui se transmettent principalement lors de rapports sexuels sans protection. Elles sont causées par des bactéries, des virus ou des parasites et peuvent parfois passer inaperçues pendant longtemps, sans provoquer de symptômes.

Parmi les IST les plus connues, on retrouve la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis et l’infection par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine). C’est sur le VIH que nous allons nous pencher plus particulièrement.

“C’est quoi au juste le VIH ?”

Le SIDA (Syndrome de l’Immunodéficience Acquise) est le stade le plus avancé de l’infection par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).

Le VIH attaque le système immunitaire, c’est-à-dire le système de défense de notre organisme contre les virus, les bactéries et d’autres microbes. Une personne infectée par le VIH est dite séropositive. Elle peut vivre pendant plusieurs années sans présenter de symptômes, tout en étant porteuse du virus.

Sans traitement, le VIH affaiblit progressivement le système immunitaire. L’organisme devient alors plus vulnérable à certaines infections ou maladies. C’est à ce stade avancé que l’on parle de SIDA.

Aujourd’hui, il existe des traitements très efficaces qui permettent aux personnes vivant avec le VIH de vivre longtemps et en bonne santé. Grâce à ces traitements, la quantité de virus dans le sang peut devenir indétectable. Une personne dont la charge virale est durablement indétectable ne transmet pas le VIH lors des rapports sexuels : on parle du principe « Indétectable = Intransmissible (I = I) ».

En Belgique, 662 nouveaux diagnostics de VIH ont été enregistrés en 2024. Cela rappelle l’importance de la prévention, du dépistage et d’un accès rapide au traitement.

“Comment se transmet le VIH ?”

 

 

 

 

 

 

 

 

“Quels sont les moyens de m’en protéger ?”

Seul le préservatif, bien utilisé protège les partenaires lors des rapports sexuels. Ça veut dire que ni la pilule contraceptive, ni le stérilet et ni aucun autre moyen contraceptif ne protège du SIDA et des IST.

Il existe 2 sortes de préservatifs :

  • Le préservatif “féminin” interne que l’on trouve en pharmacie : il est peu utilisé chez nous mais présente pourtant l’avantage de rendre la femme indépendante.

“Le SIDA, c’est une IST comme les autres ?”

L’infection par le VIH est une infection sexuellement transmissible (IST). En revanche, le SIDA n’est pas une IST : c’est le stade le plus avancé de l’infection par le VIH lorsqu’elle n’est pas traitée.

Il existe de nombreuses autres IST, parmi lesquelles la syphilis, la gonorrhée, l’infection à Chlamydia, l’herpès génital, l’hépatite B ou encore les infections à papillomavirus humain (HPV).

La plupart des IST se transmettent lors de rapports sexuels (vaginaux, anaux ou oraux). Certaines peuvent aussi se transmettre par contact direct avec une lésion infectée (par exemple l’herpès ou la syphilis), par le sang (comme le VIH ou l’hépatite B) ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement, selon l’infection concernée.

Beaucoup d’IST ne provoquent aucun symptôme au début. Pourtant, une personne infectée peut transmettre l’infection sans le savoir. C’est pourquoi le dépistage et l’utilisation du préservatif restent essentiels.

“Moi, je ne me sens pas concerné, je ne couche pas avec des personnes que je ne connais pas !”

Connaître son ou sa partenaire ne protège pas contre le VIH ou les autres IST. Une personne infectée peut ne présenter aucun symptôme et ignorer qu’elle est porteuse d’une infection.

Peu importe l’orientation sexuelle, le genre, l’origine, l’âge ou le fait d’être en couple : le VIH et les autres IST peuvent concerner tout le monde. Il peut suffire d’un seul rapport sexuel non protégé pour qu’une infection soit transmise.

C’est pourquoi chacun et chacune est concerné(e) par la prévention : utiliser un préservatif, se faire dépister régulièrement si nécessaire et en parler avec son ou sa partenaire sont les meilleurs moyens de se protéger.

“Donc, on peut transmettre une maladie sans le savoir !”

De nombreuses IST peuvent ne provoquer aucun symptôme pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plus longtemps. Une personne peut donc transmettre une infection sans savoir qu’elle en est porteuse.

C’est pourquoi le dépistage est important, surtout en cas de rapport sexuel non protégé ou de changement de partenaire. Les IST bactériennes, comme la chlamydia, la gonorrhée ou la syphilis, se guérissent généralement grâce à un traitement lorsqu’elles sont dépistées rapidement.

En revanche, certaines IST, comme le VIH, ne se guérissent pas. Heureusement, les traitements antirétroviraux sont aujourd’hui très efficaces : ils permettent aux personnes vivant avec le VIH de vivre longtemps et en bonne santé. Lorsqu’une personne suit correctement son traitement et que sa charge virale est durablement indétectable, elle ne transmet plus le VIH lors des rapports sexuels.

“Comment faire si ça ne se voit pas ?”

Certaines IST peuvent provoquer des symptômes visibles (rougeurs, démangeaisons, douleurs, brûlures en urinant, écoulements…) mais beaucoup n’en provoquent aucun. 

Lorsque tu débutes une relation sexuelle, le meilleur moyen de te protéger est d’utiliser un préservatif et d’oser parler de prévention avec ton ou ta partenaire. Si nécessaire, un dépistage permet aussi de connaître son statut et de prendre les mesures adaptées.

“J’ai contracté une IST, comment prévenir mes partenaires ?”

“J’ai entendu parler des autotests VIH, ça consiste en quoi ?”

En effet, les pharmacies proposent des autotests VIH, disponibles sans ordonnance. Ils permettent de rechercher une infection par le VIH à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Le résultat est généralement disponible en une quinzaine de minutes.

L’autotest est fiable si la dernière prise de risque remonte à au moins trois mois. Si elle est plus récente, un résultat négatif ne permet pas d’exclure une infection. En cas de doute, il est préférable de consulter un médecin ou un centre de dépistage.

Si le résultat est positif, il doit toujours être confirmé par un test réalisé en laboratoire. Si le résultat est négatif et que la dernière prise de risque date de plus de trois mois, il est considéré comme fiable.

Si tu as des questions, n’hésite pas à demander conseil à ton pharmacien, à ton médecin ou à un centre de planning familial. Et si tu ne te sens pas à l’aise pour réaliser l’autotest toi-même, tu peux te faire dépister par un professionnel de santé.