Envie d’approfondir tes connaissances linguistiques sans avoir encore trouvé ta voie ? Tu veux découvrir un pays tout en travaillant ? Si t’occuper d’enfants et les tâches ménagères ne te fait pas peur, pourquoi ne pas tenter l’expérience de jeune au pair ?
“Être jeune au pair ?”
Cette formule permet d’apprendre une langue étrangère ou de perfectionner ses connaissances linguistiques tout en découvrant le quotidien d’un autre pays. En échange de quelques heures de travail ménager (tâches familiales courantes y compris la garde d’enfants), tu seras logé et nourri au sein d’une famille. Il ne s’agit pas de vacances « tous frais payés », on parle d’un véritable travail qui demande un réel investissement de ta part.
Bien que le terme “jeune au pair” ait une image typiquement “féminine” (on parle souvent de jeunes filles au pair), le poste est ouvert à tous.
Pour qui ?”
Les jeunes de 17 à 30 ans, la tranche d’âge peut varier selon les pays et les organismes.
“Qui fixe les règles ?”
Les règles sont fixées par l’Accord européen sur le placement au pair mais certains pays appliquent aussi leur propre législation concernant le travail au pair. Cet accord fixe des conditions minimales à respecter, pour le jeune au pair comme pour la famille d’accueil.
Conditions pour le jeune :
- Avoir entre 17 et 30 ans maximum ;
- S’engager comme jeune au pair pour plusieurs mois dans une famille d’accueil.
- La durée initiale ne peut dépasser un an mais il est possible d’être prolongé sous conditions pour un séjour de deux ans maximum selon certains pays ;
- Posséder un certificat médical établi moins de 3 mois avant le placement ;
- Participer aux tâches familiales, maximum 5h par jour ;
- Il y a d’autres formalités à respecter si tu viens en Belgique.
Règles pour la famille d’accueil :
- Nourrir et loger le jeune (si possible, avec une chambre individuelle) ;
- Lui laisser assez de temps pour ses loisirs et pour qu’il puisse suivre des cours de langue ;
- Donner minimum un jour de repos sur la semaine (dont au moins un dimanche sur le mois) ;
- Le laisser assister au culte de son choix ;
- Donner au jeune une certaine somme à titre d’argent de poche.
Un accord écrit doit être signé entre le jeune au pair et la famille d’accueil. Avant de partir (ou maximum une semaine après ton arrivée) il faudra conclure un accord écrit avec ta famille d’accueil qui précise chacun des droits et devoirs en tant que jeune au pair. Ce contrat stipule également les conditions dans lesquelles tu seras amené à partager la vie de la famille d’accueil, tout en disposant d’un certain degré d’indépendance. Il mentionnera également la somme perçue à titre d’argent de poche et quand le versement sera effectué. Cet accord est un document très important qu’il ne faut pas hésiter à montrer aux parents, aux enseignants,…
“Où peut-on aller ?”
Il est possible de partir dans de nombreux pays États membres de l’EEE (l’Irlande, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Grèce, les Pays-Bas, la Suède, etc.) ou en Suisse. Mais également, en Chine, aux USA, en Australie, en Nouvelle-Zélande…
“Hors Europe, les démarches sont généralement plus complexes !”
Certains pays appliquent des règles différentes concernant le travail au pair. Au Canada, par exemple, le statut de « jeune au pair » n’est pas reconnu par la législation. Aux États-Unis, les conditions sont plus strictes : avoir entre 18 et 26 ans, bien parler anglais (minimum B1), être ressortissant de l’Union Européenne, avoir une bonne expérience des enfants (minimum 200 heures), être diplômé de l’enseignement secondaire supérieur, être non fumeur, etc.
“Au pair… à temps-partiel ?”
Il est possible de partir via un programme “Demi-pair” où tu effectues moins d’heures pour l’aide ménagère, ce qui te laisse la possibilité de suivre des cours de langues (entre 15 et 20 heures selon les organismes) pour une période de minimum 3 mois.
“Comment partir ?”
Plusieurs agences de placement au pair proposent, contre un prix forfaitaire, de rechercher une famille d’accueil… CCertaines agences pratiquent des tarifs plus élevés parce que leurs tarifs incluent des cours de langue ou comprennent une ou plusieurs assurances.
Tu peux également t’adresser directement aux agences « au pair » du pays où tu souhaites séjourner (attention, dans ce cas tous les documents reçus seront dans la langue du pays, il vaut mieux avoir de bonnes bases !).
“Quelles dépenses ?”
En plus des frais de dossier demandés par l’agence de placement, tu dois aussi prévoir le coût du voyage aller-retour ainsi que d’éventuelles assurances complémentaires. Mais il faudra également penser à prévoir un peu d’argent de poche si tu veux sortir, faire des visites, ramener des souvenirs…
“Peut-on conserver ses allocations familiales ?”
En principe, un séjour au pair n’ouvre pas automatiquement le droit aux allocations familiales. Cependant, certaines conditions permettent de les conserver :
- Avoir moins de 25 ans
- Travailler moins de 240 heures par trimestre
- S’il s’agit d’un pays de l’EEE (espace économique européen) ou en Suisse :
– soit au moins 17 heures de cours par semaine
– soit suivre un enseignement dont le programme est reconnu par l’autorité étrangère
– soit suivre un programme correspondant à un programme reconnu par l’autorité étrangère
– ou encore, se constituer, avec l’autorisation de l’autorité académique ou de l’école, un programme de cours comportant 13 heures de cours par semaine pour l’enseignement supérieur (pour l’enseignement supérieur) - S’il s’agit d’un pays hors EEE qui a une convention bilatérale avec la Belgique, les conditions sont les mêmes.
- Pour les autres pays qui n’ont pas de convention bilatérale, il te faudra faire une demande de dérogation au ministre des Affaires sociales. Pour ce faire, renseigne-toi auprès de ta caisse d’allocations familiales.
Il est important de savoir que ta demande de jeune au pair devra être soumise à ton organisme de paiement des allocations familiales pour savoir si tu garderas tes allocations.
“Et pour la mutuelle ?“
Tu devras aussi demander à ta mutuelle une carte européenne d’assurance maladie (CEAM) valable pendant toute la durée de ton séjour au pair en Europe. Si tu ne séjournes pas en Europe (hors EEE donc), il est conseillé de prendre une assurance complémentaire. N’hésite pas à consulter ta mutuelle pour en savoir plus.
“Vous avez un conseil à me donner ?“
Avant de faire un choix définitif, n’oublie pas que tu seras pendant plusieurs mois loin de chez toi. Pour que ton séjour se déroule dans les meilleures conditions possibles, tu dois prendre le maximum de renseignements. N’hésite pas à participer aux séances d’information proposées par les organismes d’envoi, à discuter via les forums spécialisés avec d’autres jeunes ayant déjà vécu ce type d’expérience, à lire des témoignages, etc.
L’expérience interculturelle est toujours un défi : les enfants ne sont pas éduqués de la même façon dans tous les pays. Informe-toi avant de partir, ce sera à toi de t’adapter même si ce que tu apportes est aussi une richesse pour la famille qui t’accueille.
Il est important d’introduire ton dossier suffisamment à l’avance. Si tu souhaites être sur place en septembre, il vaut mieux entamer les démarches à partir du mois de mai, pour éviter les mauvaises surprises.
| En savoir plus |
| Mobilité des jeunes – C’est quoi le travail au pair ? – Mémo de ce qu’il faut faire avant de partir à l’étranger |
| Infor jeunes – Partir à l’étranger en 40 questions (brochure) |
| Jeminforme – Comment travailler au pair en Belgique pour un jeune ressortissant de l’E.E.E. ? |
| Quelques organismes |
| International au pair association (IAPA) : iapa.org |
| Good Morning Europe : good-morning-europe.com |
| Europair Services : europairservices.com |
| Au pair Word : aupairworld.com |
| World Education Program : wep.be |
| Au pair Belgium (si tu souhaites venir en Belgique) : aupairbelgium.be |
